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Updated: May 24


Meet our candidates: Frédéric Fournier est candidat aux Elections consulaires, l'élection municipale des Français.e.s de l'étranger (21 au 26 mai vote en ligne ou 30 mai dans l'isoloir). Conseiller sortant, Frédéric vous partage son expérience de la vie consulaire.


Lors d’une récente réunion consulaire, un élu remarquait que la vie associative des Français.e.s du Royaume-Uni était - je cite - “moribonde”. Le terme est excessif. D’une part, nos responsables associatifs ont comme tous le monde appris à utiliser les outils de visioconférence. D’autre part, notre Fédération des Associations Françaises de Grande-Bretagne a maintenu la flamme en organisant des rencontres régulières. Des initiatives originales ont même vu le jour, comme la déclamation de poèmes en ligne ou la fabrication de cocardes tricolores.


Un dispositif public qui ne joue pas son rôle

Il y a quatre ans, le Gouvernement lançait le dispositif de Soutien Associatif des Français de l'Etranger (STAFE), qui vise à financer la vie associative. Une intension louable venant en remplacement des fameuses réserves parlementaires ouvertes à tous les clientélismes. Pourtant, quatre ans après, le bilan est décevant. Alors qu’au Royaume-Uni jusqu’à dix projets associatifs par an pourraient être financés, seulement trois ont été retenus pour cette année 2021.


Un résultat dérisoire au regard de l’importance de la communauté française. Des dossiers trop lourds à monter ? Des associations mal informées ? Une obscure commission à Paris qui invalide des projets sans rien connaitre de la situation sur place ? Un peu de tout cela.


Non, la vie associative n’est pas moribonde mais seulement anesthésiée. Il est regrettable que la puissance publique n’ait rien fait pour la tirer de là.

Frédéric Fournier

Conseiller consulaire sortant

Candidat EELV aux Elections consulaires 2021

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Updated: May 24


Meet our candidates: Frédéric Fournier est candidat aux Elections consulaires, l'élection municipale des Français.e.s de l'étranger (21 au 26 mai vote en ligne ou 30 mai dans l'isoloir). Conseiller sortant, Frédéric vous partage son expérience de la vie consulaire.


Au cours de ces 15 dernières années en tant que membre associatif puis en tant que parent et enfin qu’élu, j’ai participé à une petite dizaine de réunions du plan école. Les mots enfants, bien-être, écologie et République y sont rarement prononcés !


Le 3 juin 2019 se tenait à l’Institut Français la dernière réunion du comité de pilotage du Plan École, avant que la crise sanitaire de la Covid-19 ne nous prive de ces rencontres. L'objectif du Plan Ecole est d'anticiper les besoins éducatifs de la communauté française à l'étranger. Y sont associés l'ensemble des acteurs de l'éducation française en Grande-Bretagne : parlementaires, services culturels et éducatifs de l’Ambassade, Consulat, direction des lycées, collèges, écoles primaires (en gestion directe, homologuées, associées ou privées), associations de parents d’élèves, syndicats d’enseignant.e.s, élu.e.s consulaires et représentant.e.s associatifs.


L’on parle bien peu d’éducation dans un Plan École, mais l’on y entend beaucoup de chiffres. Ainsi, le Lycée Charles de Gaulle a perdu 600 élèves en 4 ans. Ce n’est pas un mal. L’Office for Standards in Education, Children’s Services and Skills (Ofsted) - organisme britannique qui contrôle la qualité des établissements d'enseignement - avait un temps menacé de le fermer pour cause de surpopulation ! Plus gênant ce “réservoir” d'élèves de South Kensington ne s’est pas déversé sur les autres établissements qui, eux, manquent d’élèves pour “équilibrer leurs comptes”.


Une hausse des frais d'inscription de 6% par an

Les listes d’attentes ont fondu. Alors que dans les années 2000 il était presque impossible de faire inscrire un nouvel élève sauf pour quelques parents au carnet d’adresse bien rempli, il y a maintenant de la place partout. On quitte Londres ou l’on n’y vient plus. Les professeur.e.s comme les familles. C’est la faute au Brexit et depuis un an à la Covid-19. Ah, ces chères listes d’attentes ! Elles ont permis pendant des années aux établissements de pratiquer des augmentations vertigineuses des frais d’inscription, quasi systématiquement de 6% par an, excluant de fait les classes populaires et moyennes d’une éducation française au Royaume-Uni. Comptez aujourd'hui £ 13 000 en moyenne pour une année au Lycée International de Wembley (lunch included!).


Certains ont comme un regret de ces années de vaches grasses. Il faut donc aujourd’hui faire du “remplissage”, développer notre “marque”, mettre en avant nos “avantages concurrentiels”, aller chercher le chaland chez les Anglais puisque après le Brexit “certains voudront garder un lien avec l’Europe”, sans oublier les Américains ou les Asiatiques. Rien, rien par contre n’est proposé pour les quelques dizaines de milliers d’enfants français et francophones qui ne fréquentent pas les écoles françaises faute de moyens. Rien non plus n’est dit sur la lourdeur des cartables, la lourdeur des programmes, les longs trajets pour rejoindre South Kensington, les menus dans les cantines, le bien-être des enfants…


L'écologie, la grande oubliée

Quand à l’écologie, vous n’y pensez pas mon cher Monsieur ! Alors que je proposais un jour de verdir nos établissements, certains pensaient que je parlais de refaire les peintures ! Durant ces quelques 2h30 que durent ces grandes messes, le mot de République n’est pas non plus prononcé. Et pourtant, quand elle le veut, la République le peut. En 2001, la gauche a instauré les programmes Français Langue Maternelle (FLAM), offrant un financement à des structures associatives afin de permettre aux enfants de rester en contact avec la langue française dans un cadre périscolaire. Les quelques 4 300 élèves fréquentant ces 55 écoles FLAM au Royaume-Uni en font aujourd’hui le premier réseau mondial de soutien à la langue française auprès des jeunes enfants.


En ce printemps 2021, l’humeur n’est plus à la prospective. On anticipe des fermetures de classe à la rentrée. Il est à craindre qu’en septembre, les discussions porteront plus sur le droit du travail que le droit des enfants. Il est grand temps de déconfiner le Plan Ecole et de tout remettre à plat !


Nous proposons :

  • La labellisation de tous les établissements en démarche de développement durable (E3D) ;

  • Le renforcement des dispositifs éducatifs accompagnant la prise d’initiative et la sensibilisation à l’écologie.


Frédéric Fournier

Conseiller consulaire sortant

Candidat EELV aux Elections consulaires 2021



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Updated: May 6

ATTENTION: La date limite pour demander votre settled status et pré settled status est au 30 Juin ! Si ce n’est déjà fait AGISSEZ IMMÉDIATEMENT. Il sera ensuite trop tard pour faire valoir vos droits et vous serez dans l’illegalité !


SETTLED STATUS: PASSÉ LE 30 JUIN IL SERA TROP TARD. NE RISQUEZ PAS L’EXPULSION !

Pour rappel, passé le 30 Juin il sera trop tard pour demander votre settled ou pré-settled status. Ne jouez pas avec le feu ! En l’absence du précieux document *, passé cette échéance vous deviendrez aux yeux des autorités Britanniques passible d’expulsion du jour au lendemain !

Tel est le sort qu’on déjà connu trois Britanniques en Allemagne. “ Germany deports three British for Brexit rule breach” titrait le presse Anglaise au début Avril. Expulsés, déportés, reconduits à la frontière, tel est bien ce qui menace des milliers de nos compatriotes et plusieurs dizaines voire centaines de milliers d’Européens à travers le continent et ce dès aujourd’hui.

Conséquence du Brexit chaque pays a mis en place son propre système permettant aux Européens au Royaume-Uni mais aussi aux Britanniques en Europe de pouvoir jouir d’un minimum de droits. Settled status ici au Royaume-Uni , simple carte de séjour, offrant bien moins de protections, pour les Britanniques vivant en France. Dans certains pays, Allemagne mais aussi Espagne les délais sont déjà passés et les expulsions ont commencé.

Aux dernières nouvelles plus de 200 000 Français avaient obtenu leur fameux status au Royaume-Uni. Sur une communaute Française estimée parfois à 350 000 personnes je vous laisse calculer combien se retrouveront hors la loi passé le 30 Juin. Il est d’ores et dejà évident que nous serons dans les dizaines de milliers de Français désormais expulsables.


CELLULE D’URGENCE À VENIR ?

Dès Juin 2019 j’avais alerté Mme de Montchalin alors secrétaitre d’État aux Affaires Européennes sur cette situation à venir lui disant que nombre de Français ne sauront, ne voudront ou ne pourront demander leur settled status se retrouvant ainsi dans l’illégalité. Mme de Montchalin me confirmait que rien, oui rien, n’était prévu pour eux. Que ce soit par négligeance ou inconscience nos compatriotes expulsés mériteraient ainsi d’être abandonnés à leur sort. Et pourtant, contrainte et forcée la France devra bien créer, sous une forme ou sous une autre, une cellule d’urgence pour leur venir en aide.

Soyons sans illusions. Les Européens vivant au Royaume-Uni ont été traités comme monnaie d’échange ( vous vous souvenez le “bargaining chip” ?) durant les negociations sur le Brexit. Nul doute qu’il en sera de même post-Brexit. “Britain deports three French families for Brexit rule breach” pourra titrer la presse Anglaise en Juillet.

*Le document est électronique

https://www.gov.uk/view-prove-immigration-status

Frederic Fournier, Fin Avril 2021



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